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Lorsque les chrétiens font l’autruche…

Autruche Vous connaissez cette expression «  faire l’autruche ». Elle dépeint l’attitude de tout individu qui refuse de faire face aux événements hostiles de la vie.

Voici une petite anecdote, qui me donna une autre compréhension de cette formule. Un jour de culte, assise sur le banc en velours de l’église d’une Université Protestante du Sud des Etats-Unis d’Amérique.

Je fus agréablement accueillie par une charmante sœur vêtue comme une  parfaite protestante afro-américaine: Ensemble tailleur bleu nuit, assorti d’un magnifique chapeau.  En dépit de ses innombrables compliments sur mon sac en peau de reptile, le chignon de ma fille, etc…

Je reconnais que ma tenue n’avait rien d’éclatant comparée à la sienne.   Anyway, le problème n’était pas là…

Alors que le pasteur entamait l’introduction de sa conclusion qui précédait son appel : « Now the doors of the church are opened», j’entendis le bruit d’un grattement strident  qui me figea le sang.

La peau en chair de poule, j’étais totalement perturbée : la gorge nouée, il m’était impossible de déglutir ma salive et de saisir l’ensemble des propos tenus par le pasteur.

Discrètement, je cherchai du regard la provenance de ce son, qui, ma foi, m’était assez désagréable.

Vous n’imaginez pas ma surprise, en voyant, ma voisine de gauche, magnée avec hardiesse et sans  aucune retenue, une longue lime sur l’immense ongle de son pouce droit. N’en croyant pas mes yeux, je fis un effort surhumain pour ignorer l’attitude de mon accueillante sœur.  La nuque totalement raidie par ces cisaillements persistants, j’implorai en vain une intervention divine : ne pouvait-elle pas reporter sa manucure à plus tard ?

Ce fut à ce moment, que le pasteur invita l’assemblée à prêcher par son témoignage l’évangile du Christ. Alors que je me demandais si cette personne écoutait le sermon, j’entendis un énorme « AMEN ».  J’eu aussitôt la réponse à mon interrogation : le message avait été entendu mais était resté sous le merveilleux chapeau de la chère sœur sans passer par la case «écoute et entendement ». J’en étais à la fois choquée et attristée.

Entre deux passages de lime à ongle, et un dernier appel du pasteur,  notre sœur épousseta sa jupe et son questionnaire  avec beaucoup d’effervescence, pour se lever afin de montrer son engagement dans le ministère divin. Désarmée, j’en conclus que nous faisions parfois l’autruche.

Souvent, nous n’avons pas une juste représentation de notre personne. Nous ignorons nos défauts de caractère et  comme l’autruche cachons notre tête dans le sable, montrant ainsi à nos congénères un  majestueux plumage qui camoufle un énorme et hideux postérieur.  Dans cette posture, nous offrons une pitoyable image de notre admirable Seigneur.

Cependant, comme l’autruche et à l’instar de l’apôtre Paul nous pouvons courir vers le but : être de fidèles imitateurs du Christ, dans nos familles, notre travail, et à l’église. Que l’Esprit-Saint examine nos cœurs, nous dévoile nos besoins ; laissons son action restaurer en nous l’image parfaite de Jésus.

PS :
Pour satisfaire la curiosité de certains, la sœur a limé la moitié de son ongle, soit : 0,5 cm. Salomon avait raison, en disant qu’ « il y a un temps pour toutes choses ». Il y a certes un temps, mais aussi un lieu, pour faire sa manicure.

 

 

Lorsque les chrétiens font l’autruche…

Vous connaissez cette expression «  faire l’autruche ». Elle dépeint l’attitude de tout individu qui refuse de faire face aux événements hostiles de la vie.

Voici une petite anecdote, qui me donna une autre compréhension de cette formule.

Un jour de culte, assise sur le banc en velours de l’église d’une Université Protestante du Sud des Etats-Unis d’Amérique, je fus agréablement accueillie par une charmante sœur vêtue comme une parfaite protestante afro-américaine: Ensemble tailleur bleu nuit, assorti d’un magnifique chapeau. En dépit de ses innombrables compliments sur mon sac en peau de reptile, le chignon de ma fille, etc… je reconnais que ma tenue n’avait rien d’éclatant comparée à la sienne. Anyway, le problème n’était pas là…

Alors que le pasteur entamait l’introduction de sa conclusion qui précédait son appel : « Now the doors of the church are opened», j’entendis le bruit d’un grattement strident qui me figea le sang. La peau en chair de poule, j’étais totalement perturbée : la gorge nouée, il m’était impossible de déglutir ma salive et de saisir l’ensemble des propos tenus par le pasteur.

Discrètement, je cherchai du regard la provenance de ce son, qui, ma foi, m’était assez désagréable. Vous n’imaginez pas ma surprise, en voyant, ma voisine de gauche, magnée avec hardiesse et sans aucune retenue, une longue lime sur l’immense ongle de son pouce droit. N’en croyant pas mes yeux, je fis un effort surhumain pour ignorer l’attitude de mon accueillante sœur. La nuque totalement raidie par ces cisaillements persistants, j’implorai en vain une intervention divine : ne pouvait-elle pas reporter sa manucure à plus tard ?

Ce fut à ce moment, que le pasteur invita l’assemblée à prêcher par son témoignage l’évangile du Christ. Alors que je me demandais si cette personne écoutait le sermon, j’entendis un énorme « AMEN ». J’eu aussitôt la réponse à mon interrogation : le message avait été entendu mais était resté sous le merveilleux chapeau de la chère sœur sans passer par la case «écoute et entendement ». J’en étais à la fois choquée et attristée.

Entre deux passages de lime à ongle, et un dernier appel du pasteur, notre sœur épousseta sa jupe et son questionnaire avec beaucoup d’effervescence, pour se lever afin de montrer son engagement dans le ministère divin. Désarmée, j’en conclus que nous faisions parfois l’autruche.

Souvent, nous n’avons pas une juste représentation de notre personne. Nous ignorons nos défauts de caractère et comme l’autruche cachons notre tête dans le sable, montrant ainsi à nos congénères un majestueux plumage qui camoufle un énorme et hideux postérieur. Dans cette posture, nous offrons une pitoyable image de notre admirable Seigneur.

Cependant, comme l’autruche et à l’instar de l’apôtre Paul nous pouvons courir vers le but : être de fidèles imitateurs du Christ, dans nos familles, notre travail, et à l’église. Que l’Esprit-Saint examine nos cœurs, nous dévoile nos besoins ; laissons son action restaurer en nous l’image parfaite de Jésus.

PS : Pour satisfaire la curiosité de certains, la sœur a limé la moitié de son ongle, soit : 0,5 cm. Salomon avait raison, en disant qu’ « il a un temps pour toutes choses ». Il a certes un temps, mais aussi un lieu, pour faire sa manicure.

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